Depuis quelques temps et particulièrement depuis les dernières élections, un clivage frappant semble diviser le conseil d’administration de la Scam, organe élu dont dépendent les décisions de notre société.
Ce n’est pas un secret de dire que les auteurs de l’audiovisuel savent compter. Leurs droits d’abord et ils en remercient l’administration. Leurs voix ensuite. Lors des votes au conseil d’administration...
Et il apparaît –à la manière des sondages sortis des urnes– que systématiquement, pour tous les votes mettant en question leur rôle dans la société ou les décisions à prendre les concernant, un fatidique 11 à 7 les renvoient à leurs oeuvres audiovisuelles.
C’est grave. Une telle constance dans les résultats des votes pose des questions. Y a-t-il un mot d‘ordre ? Une volonté occulte des 7 d’affronter les 11. Pardon... des 11 de s’opposer aux 7.
Qui sont donc ces 7 ? Des révolutionnaires ? Des opposants notoires, bornés ou rétrogrades ?
Des indiscrétions semblent révéler le profil de la majorité –si j’ose dire– de ces 7. Ils sont en activité, au coeur de leur profession, en prise avec les chaînes, leurs dirigeants. Ils sont au contact des producteurs, autres animateurs de la pratique de ce métier. Ils sont auteurs-réalisateurs, certains « Oscarisés » à Hollywood, d’autres à Lons le Saulnier ou Ambazac... pas tous jeunes, certains chics, d’autres plus dynamiques, réalisant des grands reportages, des enquêtes, des films d’auteurs, des films d’art, des films d’Histoire.
Alors, quelle parole portent-ils qui semblent mettre en danger une société comme la Scam au point que celle-ci fasse front uni contre eux. Les élus de l’écrit, d’autres représentant les journalistes, la radio, les oeuvres commanditées et même certains « historiques » de l’audiovisuel. Pourquoi tant de méfiance... voire d’ostracisme.
Un vote au conseil d’administration pour représenter la Scam dans une commission, 7 à 11. Un vote pour un poste de trésorier, 7 à 11. Un poste pour une présidence 7 à 11. Pour un changement de traiteur ou de vin blanc, 7 à 11...
Alors, ne veut-on plus de nous ? L’audiovisuel sans ses auteurs ? L’audiovisuel représente 80 % des revenus et donc des droits à distribuer.
Ce serait un comble !
