jeudi 20 août 2009 09:31
par Michel Diard le
Les huit agences photographiques réunies par leur dernier propriétaire au sein d’une même entité Eyedea (Gamma, Rapho, Stills, Keystone, Hoa Qui, Explorer, Jacana et Top) ont été placées en redressement judiciaire. Un nouveau plan social, le quatrième en 10 ans, menace ce qui reste de quelques-unes des plus prestigieuses agences photographiques.
Le dernier propriétaire, Green Recovery, est un fonds dit de retournement, spécialisé dans la reprise à bas prix de PME, de leur redressement (à coup de plans sociaux) et de leur revente avec un profit juteux.
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lundi 20 juillet 2009 13:03
par Michel Diard le
La fermeture de la librairie « américaine et française » Brentano’s, avenue de l’Opéra à Paris est intervenue le 12 juin dernier. L’événement a fait beaucoup moins de bruit que la mort de Michaël Jackson. Et pourtant… La librairie n’a pas résisté à l’acharnement de certains et à l’indifférence des autres. Avec un profond mépris pour les clients, sans doute considérés comme des inadaptés profonds. Ils osent encore acheter des livres et, plus encore, ils les lisent. Et pour acheter des livres, ils font encore confiance à des libraires, des vrais, qui, suprême anachronisme, ont lu les œuvres qu’ils vendent et sont capables de leur prodiguer des conseils avisés. La fermeture de la librairie Brentano’s, ouverte par Simon Brentano en 1895, a été décidée par une banque, BNP Paribas, qui avait osé d ...
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mercredi 1 avril 2009 15:48
par Michel Diard le
Le Festival du grand reportage d’actualité et documentaire de société, le FIGRA, du 25 au 29 mars dernier, a rendu hommage à Temps présent, l’émission emblématique de la télévision suisse. Claude Torracinta, son créateur, et Anne-Frédérique Widmann, son successeur, avaient choisi de présenter trois grands reportages en avant-première mondiale pour fêter les 40 ans du magazine d’information.
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dimanche 15 mars 2009 16:24
par Michel Diard le
Le Figaro (Paule Gonzales et Enguerand Renault) a interviewé Patrick de Carolis le 13 mars dernier. Le président du service public de télévision s’est livré sans réserve. Mais on est loin de son coup de gueule quand la question des moyens réservés à France Télévisions opposait la commission Copé à Nicolas Sarkozy. Patrick de Carolis, à qui nos deux collègues du Figaro demandaient s’il faisait le sale boulot pour son successeur (ce que de nombreux observateurs pensent), répond : « Ce n'est pas un sale boulot. C'est une mission nécessaire, ambitieuse et passionnante. Mon mandat se termine en août 2010. Cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme. » Patrick de Carolis assume donc...
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vendredi 6 mars 2009 11:21
par Michel Diard le
Nicolas Sarkozy s’est octroyé le droit de désigner le président de France Télévisions, de Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France (sic). Comme les suzerains de l’Ancien Régime. La disposition a été prise par le biais d’une loi dite organique, c’est-à-dire une loi relative à l'organisation des pouvoirs. Elle a provoqué un tollé (justifié) dans la France démocratique, qui a dénoncé le pouvoir exorbitant conféré à un président de la République. Le Conseil constitutionnel a jugé, lui, que la loi « n’est pas contraire à la Constitution » (re-sic).
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jeudi 5 mars 2009 05:10
par Michel Diard le
Au Figaro, le mélange des genres devient la règle déontologique et la communication a définitivement phagocyté l’information. Le « grand journal » de Canal + a diffusé des images du voyage de Nicolas Sarkozy à Charm el-Cheikh le lundi 2 mars dernier pour la conférence internationale pour la reconstruction de Gaza. Parmi les membres de la délégation française, on a pu apercevoir le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, et, ô surprise, le directeur du Figaro, Etienne Mougeotte ! Trois hypothèses sont plausibles.
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vendredi 19 décembre 2008 17:39
par Michel Diard le
Au concours des petites phrases qui vous déconsidèrent un ministre de la culture pour l’éternité, François Léotard a trouvé plus fort que lui. Déclarer en 1987 que le dossier de Bouygues était « le mieux-disant culturel » pour justifier l’attribution de la première chaîne au bétonneur était particulièrement osé. Mme Albanel a frappé plus fort encore en disant à l’Assemblée nationale : « Si nous pouvons regarder un Visconti ou un Fellini sur TF1 à vingt heures trente, fût-ce au prix d’une deuxième coupure (de publicité, NDLR), il y aura tout lieu de s’en réjouir. » Mme Albanel prend-elle les Français pour des veaux ou parle-t-elle sans réfléchir ?
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dimanche 23 novembre 2008 14:32
par Michel Diard le
TF1, M6 et Canal + ont-ils besoin d’actionner leurs relais parlementaires ou les députés et sénateurs de la majorité sont-ils à ce point leurs obligés qu’ils vont spontanément au devant de leurs désirs ?
Le projet gouvernemental de soumettre leurs recettes publicitaires à une taxe de 3 % pour compenser la suppression de la publicité sur les chaînes publiques leur avait arraché des plaintes déchirantes.
A les entendre, on aurait (presque) sorti les sébiles pour organiser une collecte publique pour les sauver de la faillite.
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samedi 22 novembre 2008 12:30
par Michel Diard le
Joseph Tual est journaliste à France 3. La chaîne de service public a diffusé le 22 octobre 2007 un reportage de cet auteur sur l’affaire Ben Barka.
L’un des protagonistes de cette sordide affaire d’enlèvement en plein Paris d’un célèbre opposant du régime chérifien, Miloud Tounsi, mis en cause dans le reportage, a déposé plainte pour « violation du secret de l’instruction ».
Services secrets et barbouzes ne reculent décidément devant rien, assurés, selon toute vraisemblance, d’une scandaleuse impunité.
Ce triste personnage ne manque pas de culot en portant plainte : il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international et, à deux reprises, il s’est dérobé en refusant de répondre à la
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lundi 13 octobre 2008 15:31
par Michel Diard le
Jeudi 2 octobre. Palais de l’Elysée. Nicolas Sarkozy, seul sur son estrade, s’adresse à un parterre composé pour l’essentiel de patrons de presse.
Ils étaient tous là à écouter religieusement celui qu’ils ont aidé à se hisser sur le trône de la République.
Le président de la République lance les Etats généraux de la presse écrite.
Après la télévision publique, Nicolas Sarkozy s’attaque en effet à la presse et il refait le coup de la commission Copé en intronisant quatre patrons pour conduire la réflexion des quatre groupes de travail.
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